Journée internationale de la radio 2019 : Interview de Klaas van Hove, notre expert chez Auxipress

Article / 19/02/2019 /

Julien Robert, notre stagiaire en marketing et communication a interviewé Klaas Van Hove, notre Head of RTV & Online Media a l’occasion de la journée internationale de la radio 2019.

Etant de la génération Y, j’ai plutôt subi la radio comme la plupart des jeunes adultes d’aujourd’hui. Que ce soit à la sortie du lit durant les dessins animés du matin ou encore dans la voiture pour se rendre à l’école. Cette journée lui étant dédiée je me suis quand même renseigné pour comprendre pourquoi ce média que je croyais désuet n’est pas prêt de passer l’arme à gauche. Pour ce faire j’ai eu la chance de pouvoir interroger notre expert Klaas Van Hove (Head of Radio TV & Online Media), travaillant chez Auxipress, leader du media monitoring en Belgique. Et il me faut vous l’admettre la plupart de mes a priori se sont dissipés au fil de mes questions mais je vous laisse découvrir cela par vous-même.

Julien Robert : Est-ce vrai de dire que la radio opère de la même façon depuis sa création ?

Klaas Van Hove : Non, il y a clairement des évolutions. On remarque un glissement vers le digital. On voit qu’il y a beaucoup plus de gens qui utilisent les webradios (radio diffusée via internet) ou écoutent la radio via des applications mobiles. Il existe de plus en plus de moyens d’écouter la radio tels que les lecteurs mp3, les smartphones, les télévisions intelligentes, etc.  On peut dire qu’il y a de nouvelles tendances au niveau de la consommation de la radio.

J.R : La radio est réputée être un média fiable et inspire la confiance, est-ce là son secret pour perdurer ? Ou alors est-ce dû à sa réactivité ?

Klaas VH : Les deux, la radio a toujours eu une très bonne réputation. C’est le média le plus crédible en Belgique de par les journalistes qui y travaillent et surtout grâce aux chaines d’information telles que la Première ou Radio 1. On voit que les émissions du matin influencent l’actualité du reste de La journée. 

J.R : Peut-on considérer la radio comme un média matinal en ce qui concerne la diffusion d’information ?

Klaas VH : Oui, on peut voir que les pics d’audiences sont au plus haut le matin. C’est lié au comportement des auditeurs qui, souvent entre 6h et 9h, sont soit dans leurs voitures soit devant leur petit-déjeuner écoutent la radio.   Et on remarque une baisse entre 9h et midi, l’heure à laquelle la plupart est au bureau. Pic que l’on retrouvera entre 16h et 18h lors de leurs retours du travail.

J.R : Le fait que les constructeurs automobiles créent des écrans intégrés avec des accès faciles vers des plateformes de streaming musical telles que Spotify et Itunes, va-t-il mettre à mal la radio?

Klaas VH : Je pense que c’est un autre public, on remarque que 80% des 55+ écoutent la radio tous les jours. Les personnes touchées par ces nouvelles plateformes intégrées aux voitures n’étaient déjà pas spécialement friandes de radio donc cela n’aura pas d’énorme impact sur l’audience actuelle. De plus, tous les constructeurs seront obligés de fournir leurs véhicules avec des récepteurs DAB + (successeur numérique de la radio FM) en Europe.

J.R : Le podcast est-t-il un remplaçant à la radio telle qu’on la connait ou juste un instrument pour toucher un certain public cible? Ou alors tendons-nous vers un croisement des médias ?

Klaas VH : Les podcasts sont complémentaires à la radio classique. Ce que j’ai constaté c’est qu’en Flandres les podcasts ont du mal à décoller tandis que la tendance est en hausse du côté francophone. Parfois ce sont des émissions déjà à l’antenne à partir desquelles des versions courtes ou des podcasts sont enregistrés. En plus de cela, certaines émissions sont enregistrées directement en podcasts pour toucher un public plus ciblé.

J.R : La radio touche un public relativement âgé, des actions sont-elles mises en place pour attirer une audience plus jeune ?

Klaas VH : Ce que je remarque c’est que justement les chaines radios sont de plus en plus actives sur les réseaux sociaux, par exemple Youtube. Elles utilisent cette plateforme qui pourrait être considéré comme concurrente sous certains aspects, pour fidéliser leur public. C’est le cas de la chaine radio Studio Brussel qui a déplacé sa présentatrice vedette vers une production de vlogs (mini-reportages spontanés en video) sur Youtube. Les chaines radios sont conscientes de ce phénomène et tentent d’en tirer parti en faisant du cross-media.

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